samedi 25 juillet 2020

Ghost of Tsushima (test)


Test Ghost of Tsushima PS4
Sony vient de sortir son nouveau blockbuster qui nous emmène au pays des samouraïs, dans un Japon féodal des plus inspirés et des plus inspirants. On a testé Ghost of Tsushima sur PS4, voici le verdict...


Plongée dans l’Histoire

C’est à la fin du XIIIe siècle que se déroule le récit de Ghost of Tsushima qui se veut ancrer dans l’Histoire, celle du Japon aux prises avec l’empire mongol. Menés par le général Khotun Khan, les Mongoles sont sur le point d’annexer le Japon et l’île de Tsushima fait office de rempart. C’est ici que va prendre part une guerre sans merci. Pour lutter contre les barbares mongoles, pour sauver les siens et libérer la nation, Jin Sakai, samouraï et dernier survivant de son clan, n’a pas d’autre choix que de prendre part au combat. Mais plutôt que de suivre la voie traditionnelle des samouraïs, il choisit une voie peu orthodoxe, qui l’oblige à laisser ses croyances de côté. Ainsi, il adopte de nouvelles tactiques qui sortent des sentiers battus et, à mesure que sa quête se poursuit, il devient un nouveau type de guerrier : le Ghost, qui lutte contre toutes les menaces qui se dressent devant lui.
L’HISTOIRE
Note 4/5

Guidé par le vent

Le choix du Japon féodal a permis aux développeurs d’assouvir leur passion pour cette époque et ce qu’elle représente, au niveau des faits historiques, mais aussi sur les us et coutumes de l’époque et un certain respect, voire une admiration, pour les samouraïs et ce qu’ils représentent. Quand on flâne dans les différents décors (prairie, montage, marais, temple et village) on ressent tout de suite le respect dont les développeurs ont fait preuve pour retranscrire le plus justement et le plus minutieusement possible cette ère. Indéniablement beau, quand on prend le temps de contempler les paysages et qu’on laisse la caméra tournoyer, on est saisi par la beauté des lieux. Les jeux de lumière magnifient les décors et les couleurs, tout comme les conditions climatiques qui apportent beaucoup à la beauté du jeu.
La lumière du soleil, tout comme le clair de lune, offre des décors époustouflants et en fait de véritables tableaux ou, pour être dans le thème, de véritables estampes. D’ailleurs, le mode photo permet de réaliser de somptueux clichés ou vidéos. En choisissant la puissance et la direction du vent, en incorporant pétales de rose, herbes ou autres particules, on donne de la vie à ses clichés. En utilisant, la lumière, les ombres ou le contre-jour, on apporte relief et caractère à chaque création. Ghost of Tsushima est vraiment le jeu avec lequel on peut se faire plaisir de s’essayer au mode photo.
Comme souvent, la beauté des décors et l’immersion sont décuplées par la bande-son, surtout quand celle-ci est de qualité et qu’elle est en adéquation avec l’image. La bande-son de Ghost of Tsushima a été composée par Ilan Eshkeri et de Shigeru « Ume » Umebayashi qui livrent des partitions magistrales qui susciteront à coup sûr de l’émotion. À cela, on ajoute le réalisme des bruits d’ambiance et on s’immerge pleinement dans l’univers de Jin. Tant la musique colle à l’ambiance du jeu, on ne peut que se dire que le résultat aurait été complétement différent si les deux compositeurs ne s’étaient pas appliqués à donner vie musicalement parlant à Tsushima.
L’IMAGE ET LE SON
Note 4/5

Classique et sans fioriture

Parce que le jeu est soigné visuellement parlant, les développeurs ont voulu qu’un minimum d’informations apparaît à l’écran pour ne pas polluer l’expérience. Ainsi, au lieu de se laisser guider par des toutes sortes de repères pour avancer dans l’aventure, on va se débrouiller par nous-même, ce qui est plutôt une bonne chose pour profiter pleinement de l’immersion. On pourra se laisser guider par un oiseau qui nous ouvre le chemin ou activer le vent directeur qui saura vous mener à bon port. Pour un peu que l’on aime flâner ou jouer les explorateurs, on prendra plaisir à voyager dans les différentes zones de l’île : une façon comme une autre de s’approprier le jeu. Les plus impatients préféreront le « voyage rapide » surtout que les temps de téléchargement sont très courts : certains ne bouderont pas leur plaisir. Parce que le jeu repose sur les affrontements (sanglants) contre les barbares mongoles, cela fait du bien de varier les plaisirs en contemplant ce que la nature a de plus beau et, ça tombe bien, à Tsushima elle regorge de belles choses à voir.
Pour en revenir aux combats, ils demandent de la dextérité et peuvent s’avérer assez compliqués au début, car il n’y a pas possibilité de locker l’ennemi, il faudra apprendre à maîtriser et à cibler le bon adversaire si on ne veut pas perdre l’affrontement. Dans le même ordre d’idées, la caméra ne se repositionne pas automatiquement et l’on doit aussi gérer ce paramètre. Combiné toutes ces contraintes et des ennemis puissants qui font mal quand ils vous touchent, on perd vite ses moyens lors des premiers combats. Mais en bon samouraï, on apprend à se maîtriser, on apprend de ses erreurs et l’on donne le meilleur en utilisant les bonnes attaques, l’esquive, la parade et les postures. Ceci constitue les bases du combat et en maîtrisant tout ça, on finit par progresser. Très vite, on se prend à réaliser quelques exploits et nos combats deviennent vite stylés, voire chorégraphiés.
Pour le reste, c’est assez classique, il y a de l’infiltration pour être plus efficace, il y a différentes armes secondaires pour compléter le katana (arc, fumigènes ou bombes) pour varier les plaisirs et s’adapter à l’ennemi. Un peu de RPG finit de boucler le tout, un arbre de compétences permet de gagner en puissance en améliorant ses techniques et armes grâce aux points de compétence acquis lors des différentes victoires. Ghost of Tsushima ne réinvente pas le genre, mais ce n’est pas pour autant qu’il copie à tout-va (comme on l’a trop lu de trop nombreuses fois), le jeu reprend les codes du genre, se les approprie et cela fonctionne plutôt bien.
GAMEPLAY
Note 4/5

L’AVIS GÉNÉRAL

Sucker Punch n’a pas son pareil pour proposer des univers marqués et travaillés. Après les aventures de Sly Cooper, le racoon gentleman cambrioleur as de l’infiltration, après les super pouvoirs de l’antihéros par excellence dans inFAMOUS, le studio prend une nouvelle direction. Cette fois, les développeurs ont décidé d’ancrer leur histoire dans l’Histoire, celle du Japon féodal. Ils se sont appliqués à recréer le plus justement cet univers, tout en s’accordant quelques liberté pour le bien du jeu. C’est parce qu’ils ont grandi en regardant les films de samouraïs (D’ailleurs, il y a le mode qui porte le nom du célèbre réalisateur japonais « Kurosawa » qui permet de jouer en noir et blanc : c’est un véritable clin d’œil aux films de samouraïs culte). C’est aussi parce qu’ils ont grandi en lisant des mangas qu’ils ont pris grand soin à créer ce monde ouvert qui ne demande qu’à être explorer. D’ailleurs, prendre le temps de vagabonder dans ces somptueux décors est un pur régal. On peut non seulement contempler l’incroyable travail accompli et tomber sur des quêtes qui vaudront leur pesant d’or. En début d’année, Nioh 2 nous avait donné du fil à retordre, mais nous avait encore plus donné envie de jouer à Ghost of Tsushima. Maintenant que l’on a fait le tour de Tsushima, notre préférence va pour le titre de Sucker Punch qui est accessible au plus grand nombre.
C’est l’un des derniers titres à sortir sur PS4 avant l’arrivée de la PS5 et l’on doit reconnaitre que l’on est gâté. Même s’il y a des imperfections (ha cette sacrée caméra) et qu’il ne révolutionne pas le genre, on se régale de cette immersion dans un japon où les Samouraïs étaient des super héros et, pour le coup, Jin est à la hauteur de la tâche : Il ne baisse jamais la garde et il se bat toujours avec style.
Note 5/5

Test Ghost of Tsushima PS4

Pourquoi on aime Ghost of Tsushima


Test Ghost of Tsushima PS4

 > Un jeu Sony sur PS4, déjà dispo.
[Note de la rédac’ : 17/20]
Test réalisé sur PS4 à l'aide d'un code fourni par Sony.

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